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Jardiner sans pesticides

Comment soigner son jardin sans utiliser de pesticides et éviter leurs risques sur la santé et l'environnement ?

Les pesticides sont destinés à tuer les herbes (herbicides), les insectes (insecticides) ), les araignées (acaricides) et à lutter contre les maladies (fongicides). Apprenons à nous en passer.

 

Prévenir plutôt que guérir

  1. Choisissez des plantes adaptées à l’emplacement prévu
    Une plante non adaptée à son environnement (sol, climat, exposition, etc.) sera plus sensible aux maladies et aux ravageurs. Placez la bonne plante au bon endroit Une plante qui requiert de l’ombre et un sol frais sera beaucoup plus vulnérable si vous la plantez en plein soleil et dans un sol sec. UTILISEZ notre FILTRE de recherche ci-contre à gauche.

  2. Couvrez le sol Un sol ne reste jamais très longtemps nu, la nature a horreur du vide ! Afin d’éviter l’apparition de plantes indésirables, couvrez la surface au moyen d’un paillis. Vous pouvez compléter votre couverture en y mettant des plantes couvre-sols.

    Qu’est-ce qu’un paillis ? Le paillis (ou mulch) est une couche protectrice posée sur le sol dans le but de le protéger. Vous pouvez réaliser un paillage à l’aide de feuilles, broyat de branches, écorces, paillettes de lin,… mais aussi avec une toile plastique.

  3. Misez sur la diversité : plantez plusieurs familles, genres et espèces de plantes afin d’attirer un grand nombre d’organismes vivants pour favoriser un équilibre naturel de l’écosystème. Par exemple, les pucerons seront mangés par les coccinelles, ou plus efficace encore, par la Chrysope.

                 MAssif fleuri biodoversité          Massif fleuri diversité

  4. Utiliser le bon moyen de lutte Il est nécessaire de déterminer la bonne technique de riposte. Par exemple, la taille des branches fortement attaquées par des cochenilles est plus efficace que des traitements chimiques répétés. Mais dans tous les cas sachez que l’utilisation d’un pesticide, même dit “écologique” ne doit se faire qu’en dernier recours !

  5. Respecter les rotations au potager La succession de cultures de familles différentes sur une même parcelle est recommandée d’année en année. Pratiquer la rotation de cultures permet d’éviter pour le sol un déséquilibre entraînant l’épuisement de certains éléments, la multiplication des parasites, des mauvaises herbes et des maladies propres à chaque plante. Lisez l'article "Comment créer un potager"

  6. Amendez le sol avec du compost Que du bon dans le compost : il ensemence le sol en micro-organismes, il leur sert d’abri et de nourriture, il améliore la structure du sol, il équilibre le pH et il fournit les éléments nutritifs essentiels aux végétaux qui sont libérés progressivement. Les plantes bénéficient d’une source de nourriture constante et régulière et sont plus résistantes face aux maladies.

  7. Éliminez les sources de contamination On peut prévenir ou du moins atténuer certains problèmes en respectant quelques règles : en désinfectant les outils régulièrement (avec de l’alcool) pour éliminer les bactéries, les virus ou les spores de champignon qui se transmettent d’une plante à l’autre; en éliminant les débris de végétaux atteints d’une maladie ou infestés de ravageurs. Attention à ne pas les déposer sur le compost.

  8. Évitez les arrosages par aspersion du feuillage et arrosez de préférence le matin afin que les feuilles sèchent rapidement.

Un insecte qui mérite notre attention :

La larve de chrysope est un prédateur indigène qui dévore pucerons, aleurodes et autres insectes indésirables. Plus efficace que la coccinelle, une seule larve peut dévorer jusqu’à 500 pucerons. et boulotter 50 araignées rouges par heure. Les larves s’attaquent aux œufs, aux larves et aux adultes de divers insectes (cochenilles, pucerons et chenilles) ainsi qu’aux acariens (Araignées rouges). Voilà une excellent idée pour se débarrasser d'intrus de manière naturelle

Carte Chrysor® 16 bandelettes

 Chrysor

Un amendement organique qui limite l’apport de fertilisant phosphaté

Les mycorhizes (du grec myco : champignon et rhiza : racine) sont des champignons qui forment une association symbiotique avec les racines d’une plante (ex. de symbiose connu : le chêne truffier).
Chaque plante va établir des échanges avec le champignon qui va lui faciliter l’absorption des éléments nutritifs nécessaires à sa croissance. On augmente ainsi la résistance à la sécheresse et on limite l'utilisation de fertilisant phosphaté, l’enracinement de la plante est meilleur. Le Mycor est un engrais organique qui s'utilise au semis, au repiquage ou à la plantation.
Facile à mettre en œuvre : il suffit de mélanger le contenu du sachet au terreau de plantation.

Mycor® (Mycorhize)
Un pot de 160 g pour 130 jeunes plants.

Et les mauvaises herbes, alors ?

Vous avez le choix entre 2 types de solution curatives qui évitent l’utilisation d’herbicides.:

 

• Le désherbage thermique

Un choc thermique de quelques secondes sur la plante suffit. Attention, si la plante est trop brûlée, elle cicatrise et reprend de plus belle. Pas vraiment l'effet souhaité ! En fonction de l’enracinement de la plante et de la météo, le nombre de traitements nécessaires varie de 6 à 8  sur l’année. Plus tôt dans l’année vous commencerez à désherber, plus le traitement à la chaleur sera efficace. Mais attention: la chaleur peut activer la germination des graines du sol. Dans les jours qui suivent un second passage est donc nécessaire. Au choix :

> De l’air chaud soufflé par un désherbeur thermique électrique.

> De l’eau chaude, à 70°C minimum.

 • Le désherbage mécanique.

Agissez au plus tôt dans la saison car les racines sont moins développées.

> Un jet d’eau sous pression sur les pavés pour déloger les plantes incrustées dans les joints.

> L'utilisation d'outils manuels reste efficace  : griffe, sarcloir, binette, couteau à désherber.