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Comment bien arroser ?

  1. Le dosage
  2. La fréquence
  3. SOS sécheresse

Au jardin aussi, l’eau est un élément vital. Pour profiter de plantations vigoureuses durant toute la belle saison, il faut donc veiller à ce que les plantes aient l’eau dont elles ont besoin, sans manque ni excès. Les astuces ne manquent pas !

Le dosage : de l'eau à bon escient

La bonne eau pour la plante, c’est celle qui arrive directement aux racines, y séjourne assez longtemps pour que la plante puisse l’absorber, mais pas trop pour ne pas l’asphyxier non plus.

Le dosage de l’arrosage dépend donc de la nature du sol.

En jardinière par exemple, il faudra arroser assez peu mais souvent, car le volume est limité (sauf dans les très grands pots).

En pleine terre, c’est la même chose si la terre est légère (sableuse). Si au contraire elle est argileuse (on la dit aussi collante, lourde, « amoureuse »), il faudra arroser copieusement, mais moins souvent.

Dans tous les cas, il est toujours préférable d'apporter l'eau au plus près des racines, c'est-à-dire au pied, plutôt que sur le feuillage. Cela favoriserait les maladies ou cela abrégerait la durée de vie des fleurs, si elles étaient mouillées.

À quelle fréquence ?

Chaque plante a ses besoins et ce serait commettre une erreur que d’appliquer une même règle à toutes les plantes. Dans la plupart des cas, il faut arroser lorsque la surface de la terre commence à s’assécher. Il y a cependant des exceptions. Les agrumes par exemple, demandent plus d’eau que cela. Les plantes grasses (cactées et plantes de désert), au contraire, ont besoin de sentir les racines bien au sec avant d’arroser à nouveau.

Pour les plantes en pot, la matière du pot joue aussi beaucoup. Un pot de terre cuite non émaillé évapore très vite : il faut y arroser très régulièrement. Un pot aux parois imperméables (plastique, terre émaillée…) garde l’eau : un arrosage moins fréquent sera sans doute plus adapté. Là aussi, tout dépend de la plante.

Le petit truc bien pratique !

Il existe des systèmes d'arrosage conçus non seulement pour économiser l’eau, mais également pour l’apporter régulièrement aux pieds de vos fleurs et légumes sans mouiller le feuillage, les préservant ainsi des maladies.
Il s'agit des systèmes goutte à goutte. Economiques, écologiques, conçus pour un arrosage malin.

Que vous soyez présent ou absent, le système goutte à goutte s'occupe de votre arrosage.

SOS sécheresse

Une plante qui a pris un coup de chaud voit ses feuilles ployer. Plus vite vous interviendrez et moins il y aura de répercussions. Si vous attendez, la floraison peut s’en trouver compromise, voire pire.

En pot, baignez la plante dans l’eau, pendant une nuit, à l’abri des courants d’air
En pleine terre, commencez par arroser un peu au pied, et douchez le feuillage afin d’accélérer le retour à la normale.

Les dégâts de la soif

Une plante qui a fortement souffert d’un manque d’eau va réagir de plusieurs façons.

Si elle perd ses feuilles, c’est bon signe. En effet, en réagissant ainsi, la plante diminue la surface foliaire totale, en quelque sorte en « réduisant la voilure ». Elle reformera des feuilles lorsque les conditions seront meilleures, parfois quelques jours seulement après qu’elle ait reçu assez d’eau.

Mais dans certains cas, la plante ne montre pas de signe apparent. C’est ce qui peut se passer chez les plantes à feuilles persistantes (qui restent vertes toute l’année). Elles perdent moins facilement leurs feuilles et risquent de se dessécher plus facilement. C’est le cas par exemple des conifères et des camélias.

Moins c’est visible, plus c’est grave !

La plante qui n’a pas l’air de manquer d’eau alors qu’elle se trouve en situation de stress peut dépérir sans que l’on s’en rende compte. Et surtout, elle peut subir la formation de bulles d’air dans ses tiges, qui agiront comme une embolie sur la plante : même après le retour de l’humidité, la sève ne pourra plus circuler dans ses vaisseaux. Des branches dépérissent alors en entier.

C’est ce que l’on a observé après la sécheresse de l’année 2003. Le manque d’eau prolongé peut aussi produire le même effet que le froid hivernal. Un pommier ou un rhododendron, par exemple, va fleurir en automne si l’été a manqué d’eau mais que l’automne a été très arrosé. Les plantes qui souffrent de ce symptôme ne fleuriront pas au printemps. Les pommiers peuvent passer l’hiver avec de jeunes pommes au bout des branches, qui bien sûr ne donneront rien. Tout reviendra à la normale l’année suivante, si elles ne manquent pas d’eau.

Si la sécheresse est annoncée…

Une période de canicule est comme un hiver particulièrement froid : en prenant des mesures assez tôt, le jardinier peut limiter les dégâts. Le premier réflexe est d’utiliser du paillis, du commerce (paillette de lin, paille, écorces, etc.) ou maison (tontes, déchets de taille, etc.). Posez-le sur un sol humide : il ne sert pas à grand-chose de pailler la terre sèche, sauf pour l’empêcher de trop chauffer. Lorsque la pluie revient, retirez le paillis. Au début, il empêche la terre de s’humecter, ce qui prolonge la souffrance des plantes alors qu’il pleut ! Et si le paillis vient à manquer, n’hésitez pas à tailler les plantes. Elles profiteront mieux du peu d’eau qui est disponible en terre.

Pour vos arbustes, les tontes de gazon sont un excellent paillis s'il ne contient pas de pesticides bien sûr !